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5 aventurières de la jungle qui vont te donner de l'inspiration

Dernière mise à jour : 10 juin 2023



Je suis particulièrement admirative de la forêt tropicale. J'en suis tombée amoureuse lorsque j'ai eu la chance d'habiter 2 ans en Guyane dans ma jeunesse. Le toucan est d'ailleurs un des symboles de ce département français.


La richesse de la flore et de la faune, les couleurs, la chaleur m'attirent tout particulièrement. Je suis très liée à la Terre et à la Vie tout simplement. Il y a tous les ingrédients là-bas pour que celle-ci soit luxuriante, incroyable et envoutante.


A la fois merveilleuse et dangereuse, certaines femmes ont décidé de la braver, de la sauvegarder et/ou de l'étudier de plus près. C'est de ces femmes dont je vais te parler aujourd'hui.



1/ Isabelle Godin des Odonais


Isabel Godin des Odonais, une aventurière audacieuse
Portrait d'Isabel de Godin, Archives départementales du Cher

Isabel Gramesón, naît en 1728, en Equateur, et reçoit une bonne éducation.

Elle se marie à 14 ans au Français Jean Godin des Odonais.


Jean appris le décès de son père en France, et fit le voyage seul jusqu'à Cayenne, en Guyane française, en passant par l'Amazone, pour voir si sa famille pourrait également faire le voyage.

Malheureusement, une fois en Guyane, les autorités coloniales portugaises et espagnoles ne voulurent plus le laisser faire le voyage retour.

Il resta ainsi bloqué à Cayenne de nombreuses années.


Isabel de son côté, ne reçut aucune nouvelle de son mari pendant très longtemps et dut affronter seule, la mort de leurs enfants emportés par la petite vérole.


A force d'envoi de plaidoyers en France par Jean pour pouvoir retrouver sa famille, un bateau fut envoyé pour aller chercher sa femme. Lorsqu'Isabel fut sûre qu'un bateau était venu la chercher, elle commandita une expédition de 42 personnes au total pour descendre jusqu'au fleuve de l'Amazone rejoindre le bateau qui les emmènerait à Cayenne. De nombreuses années s'étaient déjà écoulées depuis le départ de Jean.


C'est ainsi qu'Isabel et son fils, son père, ses deux frères, son neveu, des domestiques et des amérindiens commencèrent leur périple. Il fallait descendre un fleuve en canot avec pour but de rejoindre l'Amazone par navigation, mais celle-ci s'avéra difficile. Entre désertion et noyade, le groupe commença à se rapetisser. N'arrivant plus à naviguer correctement, le groupe installa un camp de base sur la rive pendant que certains (dont le fils d'Isabel) repartaient chercher de meilleurs moyens de transport.


Au bout de deux semaines, les membres restants de l’expédition décidèrent de construire un radeau, mais il coula presque immédiatement et le fleuve emporta leurs provisions. Ils décidèrent alors de continuer à pied, à travers la jungle. Petit à petit, des infections, dues à des piqûres d’insecte, à des blessures ou la malnutrition, emportèrent les frères d’Isabel, son neveu, deux domestiques et deux Français. La dernière domestique, Héloïse, s’éloigna en pleine nuit dans la jungle et ne revint jamais. Un à un, tous les membres de l’expédition moururent et, tout à coup, Isabel fut seule parmi les cadavres de ses proches. Pendant toute une journée, elle resta au campement, anéantie, épuisée et incapable de reprendre la route. Finalement, tenaillée par la faim et la soif, elle trouva la force de se relever et de se remettre en marche.


Isabel erra de nombreux jours dans la jungle, à deux doigts de perdre la raison, seule, affamée, et exténuée. Il est racontée que ses cheveux blanchirent en quelques jours seulement. Sa chance fit de rencontrer au bout de neuf jours d'errance, quatre amérindiens qui prirent soin d'elle et la remirent dans la civilisation. Elle put enfin terminer son voyage.


Finalement, Isabel et Jean se retrouvèrent en 1770, soit 19 ans après avoir été séparés.


Isabel est donc l'unique survivante de cette expédition dédiée à retrouver son mari. Elle a survécu à la dangerosité de la jungle. Son instinct de survie et sa force de caractère furent plus fort que sa tristesse, sa peur et ses besoins primaires. L'audace, le courage et la détermination dont elle a fait preuve peuvent nous inspirer pour affronter nos propres obstacles.


Sources :


2/ Mary Kingsley



Mary Kingsley, une aventurière audacieuse
Portait de Mary Kingsley en 1892.

Mary Henrietta Kingsley, naît le 13 octobre 1862 à Londres.


C'est une enfant isolée et silencieuse qui ne recherche pas la société. Son père s'absente régulièrement car il est médecin auprès de familles aristocratiques. Il les accompagne dans leurs voyages et en profite pour récolter du matériel ethnographique. Mary participe à ses recherches anthropographiques.


Ses parents s'éteignent en 1892 lorsqu'elle a 30 ans. Après quatre années à s'être occupée de ses parents, Mary peut désormais s'investir pleinement dans l'étude de l'Afrique, ses populations et ses richesses ; sujet qui l'intéressait déjà.


Son premier voyage a lieu en 1893, elle s'arrête en Sierra Léone, puis en Angola. Elle y partage la vie des habitants, faisant fi des conventions de l'époque. Elle vit parmi les tribus qui lui apprennent à survivre dans la jungle. Elle s'aventure dans des contrées dangereuses et rencontre des cannibales.

Se rendant finalement au Congo belge (actuelle République Démocratique du Congo), elle y constate les sévices effectués contre la population autochtone, dont le travail forcé.

Elle découvre également la maladie du sommeil et d'autres maux liés au climat.


Pendant son séjour, elle remonta un fleuve et emprunta des trains qui convoyaient ivoire et caoutchouc. Elle décida enfin de rejoindre le Congo français (actuel Gabon), pour quitter la violence et l'insécurité du Congo belge.


Sur la fin de sa vie, Mary rejoint l'Afrique du Sud où elle s'était portée volontaire comme infirmière de guerre. Elle meurt malheureusement à 37 ans de la tiphoïde, à Simon's Town, ville dans laquelle elle soignait des prisonniers.


Mary a découvert de nouvelles espèces de poissons, de serpent et d'insectes.

Trois de ces poissons seront nommés en son honneur : Ctenopoma kingsleyae, Mormyrus kingsleyae(es) et Alestes kingsleyae. D'autres espèces étaient connues ou avaient déjà été décrites, mais sont accueillies avec reconnaissance par le musée d'histoire naturelle de Londres, qui n'en possédait pas de spécimen.


Mary fut la première exploratrice européenne à visiter des régions reculées du Gabon et du Congo. Elle fit même la montée du Mont Cameroun par une voie encore inconnue !


Quelle audacieuse Mary ! Libre et courageuse dans sa découverte de la jungle africaine.


Sources :



3/ Jane Goodall



Elle naît à Londres le 3 avril 1934. Elle aime la vie sauvage depuis toute petite déjà.

Elle pouvait rester des heures cachée dans son jardin observant et dessinant la nature.


En avril 1957, à 23 ans, elle part faire son premier voyage en Afrique, au Kenya, rejoignant une amie dans sa ferme familiale.

C'est là qu'elle rencontra l'anthropologue et paléontologue Dr Louis S.B. Leakey. Jane l'impressionna avec ses connaissances et il l'engagea pour devenir son assistante.


Ils partirent sur un chantier de fouilles en Tanzanie. Puis ils commencèrent à étudier les chimpanzés. Le Dr Leakey donna la mission à Jane de poursuivre l'étude de ses chimpanzés, un isolement et des observations longues étant nécessaires à cette étude.


Il fallut deux années à Jane de patience, d'optimisme et de persévérance pour enfin approcher de près les chimpanzés. Elle fut la première à leur donner des prénoms, plutôt que des numéros car elle ne les considérait pas seulement comme des sujets de recherche mais qu'elle avait compris qu'ils avaient une conscience.


Elle passa des journées à les observer, imiter leur comportement, manger leur nourriture afin de les comprendre et d'en savoir plus à leurs sujets. Elle fut témoin de nouvelles découvertes comme l'utilisation d'outils par les chimpanzés ; ceux-ci utilisant des branches fines pour attraper les termites.

C'est grâce notamment aux découvertes de Jane, que nous savons que nous sommes plus proches des chimpanzés que nous le pensions. Elle a démontré la présence d'un langage primitif, la notion de famille et de clans. Elle a été témoin d'une guerre entre deux tribus qui s'est stoppée uniquement lorsque le dernier membre mourut. Elle a également été témoin de moments de compassions. Elle a donc découvert qu'ils étaient capables du meilleur comme du pire, à l'instar des humains.


Jane qui n'avait aucun diplôme scientifique en démarrant ses recherches, et qui fut vivement critiquée pour ses pratiques d'observation non conventionnelles, fut diplômée d'un doctorat d'éthologie en 1965. C'est l'Université de Cambridge qui l'accepta pour lui donner son diplôme.


En 1977, elle fondit l'Institut Jane Goodall pour la Recherche de la faune, l’Éducation et la Conservation. Jane a œuvré toute sa vie pour la protection des animaux sauvages et essaie toujours aujourd’hui de sensibiliser les nouvelles générations aux dangers de la pollution et de la déforestation sur les animaux sauvages, y compris les chimpanzés.

L'institut est présent dans 23 pays différents.


Le 16 avril 2002, le Secrétaire général des Nations Unies de l’époque, Kofi Annan nomma Jane comme messagère de la Paix. Ban Ki Moon renouvela ce statut lorsqu’il devint Secrétaire général.


Jane, d’origine britannique, a été nommée Commandeur de l’Empire Britannique en 1995 par Sa Majesté la reine Elizabeth II, puis Dame Commandeur de l’Empire Britannique en 2004 par le Prince Charles.

Parmi les autres prix que Dr Goodall a reçus, il y a le prestigieux prix japonais Kyoto pour la Science.


Jane voyage toujours énormément pour alerter l’opinion publique sur les dangers qu’encourt notre planète.

Elle a également animé deux discussions TED, la première sur ce qui nous sépare des chimpanzés et la seconde sur la cohabitation entre humains et animaux.

Depuis qu'elle a commencé ses études à Gombe en Tanzanie, elle a connu trois générations de chimpanzés, créant des liens très forts avec leurs familles. Elle encourage désormais les pays africains à développer des programmes "nature-friendly" pour les touristes afin de sensibiliser au maximum.


Curieuse, déterminée et audacieuse, cette femme inspirante est un modèle dont nous pouvons nous inspirer pour le respect de la Nature et de ses êtres vivants.

Source :


4/ Jane Porter



Jane, une aventurière audacieuse
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jane_Porter

Encore une Jane, mais fictive cette fois.

Qui ne connaît pas Jane, de Jane et Tarzan. Elle a été crée par Edgar Rice Burroughs.


Icône féminine de cette histoire bien connue, nous n'en savons finalement que peu sur elle-même.


Pourtant, je trouve qu'il est intéressant de noter qu'il s'agit d'une aristocrate anglaise de l'époque dont la tenue et l'attitude n'ont à priori rien en commun avec la jungle.

Elle part en Afrique en compagnie de son père pour étudier les gorilles.

C'est là qu'elle y découvrira Tarzan, un homme élevé par des singes.

Ses talents d'observatrice et sa curiosité la pousse à se rapprocher de Tarzan. Elle perd petit à petit ses manières, allège sa tenue pour pouvoir s'adapter à l'environnement.

Finalement, tombant amoureuse de la jungle et de Tarzan, elle comprend que sa place est dans la jungle plutôt qu'en Angleterre.


Curieuse et faisant preuve d'adaptation, elle nous inspire à nous pousser hors de notre zone de confort et être plus à l'écoute des autres.


Source :



5/ Neytiri


Je termine avec une icone féminine virtuelle également, mais quelle femme !


Je n'ai malheureusement pas pu trouver d'image libre de droit pour illustrer ce paragraphe et je ne me permettrais pas de demander à James Cameron l'autorisation. Si tu souhaites voir des images, je t'invite donc à taper son nom dans ta recherche internet.


Neytiri, est une femme faisant partie du peuple des Na'vi de la planète Pandora.

Tu peux la voir dans le film AVATAR de James Cameron. L'histoire se passe sur une partie de la planète recouverte d'une forêt luxuriante, qui je pense, a été inspirée par nos forêts vierges terrestres. Chaude, humide, avec de magnifiques couleurs, elle respire la Vie.


Neytiri représente beaucoup de symboles. A la fois douce et maternelle, elle est également une redoutable guerrière, forte et courageuse.


Elle rencontre Jake Sully, un humain dans un corps de Na'vi et se prépare à le tuer (les relations entre les deux peuples étant tendues à ce moment de l'histoire) mais voyant un signe de la Nature, elle s'en empêche et l'emmène vers son peuple.

Fille du chef de son peuple, elle se voit attribuer la responsabilité d'apprendre à Jake Sully leur us et coutumes. Faisant preuve de patience avec lui, ils finissement finalement par se rapprocher.


Elle est très connectée à Eywa, la divinité de leur peuple, présente dans tout ce qui est vivant sur Pandora. Très spirituelle, Neytiri a un profond respect pour la Nature et les êtres vivants.


Lors de l'affrontement final entre les deux peuples, elle est prête à se battre même seule contre une armée d'humains pour protéger son peuple. Elle finit par s'en sortir et sauver Jake Sully revenu à son état d'humain. Elle a appris à l'aimer malgré les préjugés qu'elle pouvait avoir à l'encontre des humains.


Libre, audacieuse, et courageuse sont des traits certains de sa personnalité. Une femme complète, à qui l'on voudrait ressembler.


 

Voilà les portraits de femme qui m'ont inspirées lors de la préparation de cette collection.

Des femmes de la jungle audacieuses et non prédestinées à vivre ce qu'elles ont vécu. Elles ont bravé leur peurs pour parvenir à leurs objectifs !


Pour des créations qui t'inspirent dans ta vie, retrouve l'ensemble de ma collection "Forêt tropicale" sur ma boutique en ligne :






 

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